Toil'd'épices, pour tout savoir sur les épices, condiments et herbes aromatiques

Commerce sous la période Greco-romaine

De Toildepices

Rome n'est pas très enclin à l'exploration du monde hors du bassin méditerranéen. Pendant des siècles, les romains attendent juste les caravanes qui arrivent en Syrie, Egypte, ou Mer Noire. Plus vers l'Orient seuls les savants arabes connaissent les routes : IXeme, Sahiran et Ibn Wahab en Chine, puis Al Beroni Idrisi (1150), Ibn Battûta 1304-1377.

Malgré cela, on assiste au Ie avant JC à l'ouverture de deux grandes voies vers l'Inde et l'Orient :

  • Par bateau : un voyage de 2 ans réduit de moitié et fortement sécurisé lors de la découverte (voir ci-dessous) de l'alternance des moussons : aller de avril à octobre avec les vents du sud-ouest, retour d'octobre à avril avec les vents du nord est. (côte Mer Rouge, golfe persique puis l'océan indien)
  • Par voie de terre, la route de la soie : Chang'an (Chine, actuellement Sian), vers l'ouest le long de l'Himalaya, via la Perse, le croissant fertile jusqu'à la méditerranée ou jusqu'à la côte via l'Indus. Bifurcation possible vers le nord, la mer Noire et Byzance via mer d'Aral et Caspienne. Ce parcours était variable selon la stabilité politique et les taxes locales sur le passage des caravanes.

Ces routes directes ont été mises en place pour éviter les intermédiaires (Parthes, nabatéens). Ainsi Alexandrie devint le centre principal du commerce romain des épices. Le "De re coquinaria" de Apicius, livre culinaire, cite un vaste assortiment d'épices pour des utilisations diverses : conserver, rehausser le goût des aliments, faciliter la digestion,…

-24 : Rome lance une invasion contre l'Arabie pour se venger de leurs abus et mensonges sur les épices. Celle-ci échoua lamentablement. Mais en l'an 40, Hippalus marchand grec, découvrit par la ruse et l'intelligence, une part du mensonge arabe : le cycle des moussons, qui rend le voyage plus court et plus sûr jusqu'en Inde.

Pendant cette période, des échanges commerciaux stables s'installent entre Rome et l'Inde via l'Egypte.

De plus, au II siècle, la dynastie Han contrôle suffisamment l'Asie centrale pour sécuriser la route de la soie, régularisant encore plus le commerce. A cette époque, les épices populaires à Rome sont : le poivre, le gingembre, le curcuma, etc…

Grâce aux romains, toute l'Europe prend goût aux épices. Même les Goths apprécient les épices car lors du siège des cités romaines, ils réclamèrent aux romains moult épices pour éviter le pillage de leurs villes.

En 408, le siège de Rome suivi du pillage de Rome par Alaric Ier (roi wisigoth) annonce la chute de l'empire romain. Dès lors, Constantinople devint le centre de l'empire d'occident, et de nouvelles routes commerciales s'ouvrirent.

En 641, la prise d'Alexandrie par les Musulmans mit fin au commerce entre Rome et l'Inde. Les prix des épices s'enflammèrent dramatiquement en Europe.


Lire la suite de l'Histoire du commerce des épices : Le Moyen-Age et le monopole Arabo-Italien


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