De l'usage des epices en Egypte ancienne


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Pour l'embaumenent

Une question : Le Group' Toil'd'épices
 


En médecine


Pour l'embaumenent

Les techniques d'embaumements de l'Egypte ancienne ne nous sont connues que par le témoignage d'Hérodote (Histoires II) car les papyrus sur le thème sont très rares, la caste des embaumeurs étant très secrète. Les seuls textes qui nous sont parvenus sont des textes à caractère religieux comme le livre des morts.

L'embaument se décompose en trois grandes étapes :

La première consiste à nettoyer le corps et à retirer les parties les plus facilement altérables :
  • Extraction du cerveau par une narine, puis coulage d'une résine dans le crâne.
  • Ouverture du flanc gauche pour retirer des organes internes, souvent le cœur était laissé en place.
  • Ensuite, ils nettoyaient l'intérieur de l'abdomen avec du vin de palmier (sève du palmier dattier qui comportait environ 14 % d'alcool et avait un certain pouvoir antiseptique) et des aromates broyés.
  • Par la suite, l'abdomen devait être rempli de myrrhe pure ou broyée, de cannelle, de substances aromatiques et ils recousaient. On a retrouvé dans la momie de Ramsès II des copeaux de cyprès et sapin, des grains de poivres ( !), de huile de camomille, des fleurs (lotus, une solanacée et une sorte de narcisse) qui sont reconnus comme antiputrides et insecticides.


    La seconde étape consiste à retirer l'eau du corps :
  • le corps était salé, pendant 70 jours, en le recouvrant de natron, substance composé de " sel naturel, de carbonate de sodium contenant 17 % de bicarbonate de sodium, du sulfate et du chlorure de sodium. "
  • Après les 70 jours, le corps était de nouveau lavé, puis les embaumeurs remplissaient les corps qui sont " bourrés d'étoupe, de coton, de sciure de bois, d'herbes sèches, imbibées de poudre de myrrhe, d'aloès, de cannelle, de casse. "
  • Les narines, les oreilles, les orifices naturels sont fermés avec une pâte parfumée noire. De plus, parfois les yeux sont remplacés par des oignons ou encore par des yeux d'émail peints.
  • L'embaumeur récitait au défunt :
    " Pour toi viennent les plantes qui sortent de la terre, le lin et les végétaux régénérants. Elles viennent à toi sous forme de suaire précieux, elles te préservent sous forme de bandes, elles te font grandir sous forme de linge… " (Rituel d'embaumement)


    Et enfin, s'ensuivait le bandelettage qui pouvait durer jusqu'à 15 jours.

    Pour terminer, le corps est remis à la famille qui le plaçaient dans un sarcophage sculpté à son image. À l'intérieur du sarcophage, ils mettaient des essences de menthe et de thym pour éloigner les insectes.


    Nous avons parlé ici de l'embaumement de haute qualité qui n'était réservé qu'aux plus riches. Mais Hérodote nous décrit deux autres embaumements plus sommaires :

  • L'embaumement 'moyen' :

    On injectait dans le corps, par l'anus, de l'huile de cèdre à l'aide de seringues. Grâce à ce processus, le ventre s'emplissait. Mais le corps n'était pas incisé et les viscères n'étaient pas enlevées. Le corps était trempé pendant la période de temps prescrite, soit de 40 à 70 jours, dans le natron. Lorsqu'ils sortaient le cadavre de la substance saline, le liquide (l'huile) qui avait auparavant été introduit ressortait, celui-ci ayant dissout les intestins et les viscères.

  • L'embaumement des pauvres :

    Les embaumeurs nettoyaient les intestins du défunt avec de la syrmaia ( liquide extrait du raifort pressé), puis salait le corps pendant 70 jours. Ils ne prenaient même pas la peine d'enrouler le corps de bandelettes.







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