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Le piquant |
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Le piquant des piments est dû principalement à la capsaicine et à quelques molécules proches, les capsaicinoïdes. Ce sont des amides dérivés de vanilline et d'acide mono-carboxylique. Ils sont obtenus par les piments en effectuant la condensation enzymatique de vanillylamine (provenant de la phénylalanine) et d'un acide gras ramifié et insaturé (provenant de leucine ou de valine). On en reconnaît principalement 5, ils sont présent jusqu'au taux de 4% chez certains Capsicum :
(échelle de Scoville) | |
| Capsaicine (trans-8-methyl N-vanillyl-6-nonamide) | |
| Dihydro-capsaicine (trans-8-methyl n-vanillyl-6-nonamide) | |
| Nor-dihydro-capsaicine (7-methyl n-vanillyl-octamide) | |
| Homo-dihydro-capsaicine (9-methyl n-vanillyl-decamide) | |
| Homo-capsaicine (trans-9-methyl n-vanillyl-7-decenamide) |
Les capsaicinoïdes ne sont que peu absorbés dans le tube digestif et donc donnent deux fois les sensations de brûlures, une fois à l'entrée et une seconde à la sortie… Mais cela reste des sensations sans vrai effet physique !


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| Radical (R) | Plante |
| Methyl | Ciboule, Echalote | |
| Propyl | Ciboule, Echalote | |
| Propén-1-yl | Oignon, Ciboulette | |
| Allyl (propén-2-yl) | Ail |




| Radical | Plante | Glucosinolates |
| Methyl | Capre | Caparirutine |
| Allyl (prop-2-enyl) | Raifort, wasabi, B. nigra, B. juncea | Sinigrine |
| Butyl | Wasabi | - |
| But-3-enyl | Choux | Gluconaposide |
| Pent-4-enyl | Choux | Glucobrassicaniposide |
| 6-methylhexyl 7-methylheptyl 8-methyloctyl | Wasabi | - |
| Methylthiopropyl | Iberis | Glucoiberviroside |
| Methylsulfinylpropyl | Raifort | - |
| Phenyl | Cresson des prés | - |
| Phenylethyl | Capucine, cresson, raifort | Gluconasturbine |
| Hydroxyphenylethyl | Moutarde blanche | Sinalbine |
Comme pour le piquant du piment, c'est le nerf trijumeau qui sert à transporter le message douloureux. Mais dans ce cas, il semble qu'il n'y ai pas de récepteur au sens classique, mais que ces molécules perturbent directement les membranes cellulaires et en particulier celle des neurones présents à la surface des muqueuses.
On en trouve principalement 2, le polygodial et le warburganal, qui sont tous deux construits sur le même squelette, nommé drimane. Cette épice fut un succédané du poivre dans les campagnes européennes, mais son usage est maintenant rare. Au Japon, elle est connue sous le nom de mejiso (ou benitade) et est toujours utilisée pour la confection de certains sashimis. Il est à noter que le n'go gai, proche cousin du poivre d'eau, est dépourvu de ce principe piquant. ![]() |
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on retrouve le polygodial, le représentant le plus répandu de cette famille, mais non pas sous forme libre mais sous une forme dite 'protégée' : le polygonial est caché dans une molécule plus grosse, et donc inactif. Pour se retrouver libre et actif, le polygonial a besoin d'eau, mais la réaction n'est pas instantanée. Cela explique que le piquant du poivre de Tasmanie n'est pas instantané mais se développe petit à petit dans la bouche.



